George Cukor – The Women – 1939

George Cukor

George Cukor est né en 1899 à New York et est mort en 1983 à Los Angeles. Il est l’auteur de bon nombre de chefs d’œuvre, parmi lesquels on peut notamment retenir My Fair Lady (Oscar du meilleur réalisateur en 1965), The Women (1939) , The Philadelphia Story (1940) ou encore Adam’s Rib (1949).

Il commence sa carrière comme metteur en scène de théâtre à Broadway avant de rejoindre Hollywood. Ses premiers films sont des coréalisations. Dans la lignée d’un Ernst Lubitsch avec lequel il coréalisa One hour with you (1932), il se spécialise dans la comédie légère. Il fera éclater le talent de Katherine Hepburn (recordwoman du nombre d’Oscars: 4 à son actif!), notamment dans la série des comédies de couple avec Spencer Tracy.

Sous sa direction, 21 acteurs et actrices différents seront nominés aux Oscars. Lui n’en remportera qu’un pour My Fair Lady.

The Women

The Women (Femmes) a été réalisé en 1939. L’histoire oppose une épouse à la maîtresse de son mari et c’est ainsi que Norma Shearer affronta Joan Crawford pour la première fois à l’écran. Toutes les deux étaient des stars de la MGM et une forte rivalité régnait entre elles. Norma Shearer était la femme d’Irving Thalberg, producteur bras droit de Louis B. Mayer, à la tête de la MGM. Et pendant plus de dix ans, Joan reprocha à Norma Shearer de profiter de ce statut spécial d’épouse de Thalberg pour obtenir les plus beaux rôles de la MGM.

Synopsis : Marie Haines, épouse et mère heureuse, voit son univers vaciller quand une rumeur concernant l’infidélité de son mari se fait de plus en plus pressante. Confrontée à la maitresse supposée, elle doit se rendre à l’évidence. Elle décide alors de divorcer : le début d’un long périple ponctué de multiples rencontres qui lui permettront de comprendre ce qu’elle désire vraiment.

Notre avis : Film magnifique de George Cukor, qui n’y réunit que des actrices, comme un hommage à la gent féminine. Le casting ne compte pas moins de 3 actrices qui avaient ou allaient gagner un Oscar! Plongé dans un monde où les amitiés sont aussi solides et belles que peuvent être violentes et cruelles les inimitiés, le spectateur est aux premières loges pour observer l’Amérique bourgeoise de l’entre-deux guerres à travers un spectre peu courant. Il en ressort amusé et avec un large sourire aux lèvres.

Détails: le générique du film commence par la présentation des principaux personnages à travers un morphing partant d’un animal représentant le trait de caractère principal du personnage en question. Un procédé repris par François Ozon dans  8 Femmes, en substituant des fleurs aux animaux.